EEnclave espagnole jusqu'en 1969, Sidi Ifni garde ses bâtiments Art déco bleus et blancs face à l'Atlantique. Ville calme de pêcheurs et de surfeurs, elle est à deux pas des arches de Legzira.
Sidi Ifni est la capitale historique des Aït Baâmrane, confédération amazighe à la réputation guerrière, installée dans la région sans doute depuis l'époque almoravide, après des tribus masmouda puis guezoula. Éleveurs et commerçants, ils servent d'intermédiaires dans le commerce transsaharien avec l'Europe et le nord du Maroc.
En 1476, des Castillans fondent sur cette côte un comptoir fortifié, Santa Cruz de Mar Pequeña, pris par les Saadiens en 1524. Son emplacement exact, quelque part entre Agadir et Tarfaya, reste inconnu ; l'Espagne le situera plus tard à Ifni.
De 1860 à la ville espagnole de 1934
la ville espagnole en construction
Après la guerre hispano-marocaine, le traité de 1860 concède à l'Espagne « un territoire suffisant pour un établissement de pêcheries » dans la région d'Ifni. L'Espagne ne l'occupe réellement qu'en 1934, et en fait une base militaire et un centre politique de l'Afrique occidentale espagnole.
La ville est construite selon un plan régulier autour d'une place ovale, avec consulat, palais du gouverneur, église et hôtel de ville dans un style Art déco. Elle se dote d'un aéroport, d'un port relié par téléphérique, de cinémas, d'un casino. Jusqu'à 15 000 militaires espagnols y stationnent.
La guerre d'Ifni (1957-1958)
Après l'indépendance de 1956, le Maroc réclame le territoire. Fin 1957, l'Armée de libération attaque les garnisons espagnoles : c'est la guerre d'Ifni, jamais officiellement déclarée. Les Aït Baâmrane y jouent un rôle central. L'Espagne se replie sur une ceinture de quelques kilomètres autour de la ville, et le reste du territoire revient au Maroc.
Le 1er avril 1958, les accords d'Angra de Cintra cèdent au Maroc le cap Juby, autour de Tarfaya. Sidi Ifni, elle, reste espagnole et devient une province d'Espagne.
Le retour au Maroc (1969)
Sous la pression internationale et après de longues négociations, le traité de Fès du 4 janvier 1969 met fin à la souveraineté espagnole : Sidi Ifni revient au Maroc en 1969, treize ans après l'indépendance. Presque tous les Espagnols repartent ; la dernière d'entre eux, María Gómez, est morte sur place en 2001.
La ville garde son patrimoine Art déco, sa piste d'aviation et les vestiges du téléphérique maritime. Depuis le 6 mars 2010, elle est le chef-lieu de sa propre province, détachée de Tiznit.
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CHAPITRE III
Les dates
1934
L'Espagne occupe Ifni et bâtit une ville Art déco.
1969
L'Espagne rétrocède Sidi Ifni au Maroc.
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CHAPITRE IV
Lieux marquants
1
La place Hassan II
L'ancienne place d'Espagne, avec l'ancien consulat, l'ancienne église et leurs façades Art déco.
2
Les arches de Legzira
À une dizaine de kilomètres, des arches rouges sculptées par la mer ; l'une s'est effondrée en 2016, l'autre reste debout. Allez-y à marée basse.
3
Le port et la plage
Une longue plage de surf et l'ancien téléphérique espagnol qui chargeait les bateaux depuis la falaise.
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CHAPITRE V
Culture et traditions
Les Aït Baâmrane
La tribu amazighe de la région, réputée pour sa résistance, célèbre chaque année l'anniversaire du retour d'Ifni.
La ville accueille l'un des meilleurs spots de surf du Maroc — la vague de plage « Sidi Ifni left ». La région de Guelmim environnante est le territoire traditionnel des nomades Reguibat, surnommés « les hommes des nuages ». Le marché aux chameaux de Guelmim (90 km) est l'un des plus authentiques du Maroc.
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CHAPITRE VI
Les habitants
Les Aït Baâmrane
La ville est le cœur de la confédération amazighe des Aït Baâmrane, réputée pour sa résistance : elle a combattu les Espagnols en 1957-1958. Aujourd'hui, Sidi Ifni attire aussi des retraités et surfeurs européens qui aiment son calme.
Trois langues
Le tachelhit est la langue maternelle, la darija celle de la ville, et les anciens parlent encore espagnol.
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CHAPITRE VII
À table
Le poisson et le cactusPoisson grillé au port et, en été, figues de Barbarie des Aït Baâmrane, célèbres dans tout le pays.
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CHAPITRE VIII
Le saviez-vous ?
01Sidi Ifni n'est revenue au Maroc qu'en 1969, treize ans après l'indépendance.
02Les Espagnols y voyaient l'ancienne Santa Cruz de Mar Pequeña, comptoir castillan du XVe siècle.
03Le brouillard marin y est si fréquent qu'il nourrit des cactus et des arganiers sur les collines.
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Questions fréquentes sur Sidi Ifni
Combien de jours faut-il pour visiter Sidi Ifni ?
Comptez 1–2 jours pour découvrir Sidi Ifni sans vous presser. C'est la durée que nous retenons dans nos itinéraires.
Quelle est la meilleure période pour visiter Sidi Ifni ?
Les meilleurs mois pour Sidi Ifni sont avril, mai, septembre et octobre.
Quel budget prévoir par jour à Sidi Ifni ?
Par personne et par jour, hébergement compris : environ 25 € avec un petit budget, 60 € en confort et 130 € pour un séjour haut de gamme.
Comment aller à Sidi Ifni ?
Grands taxis depuis Tiznit (1 h) et Guelmim (1 h 30). Pas de bus direct depuis les grandes villes. La voiture est recommandée.
Que voir à Sidi Ifni ?
Les incontournables de Sidi Ifni : Bâtiments Art déco espagnols, Falaises atlantiques, Plage de surf et Piste d'atterrissage maritime.
Que manger à Sidi Ifni ?
À goûter à Sidi Ifni : Khobz, Thé à la menthe, Oranges à la cannelle et Msemen.
Où loger à Sidi Ifni ?
Les quartiers à privilégier : Centre Art déco et Quartier de la plage.
Sidi Ifni est-elle une destination sûre ?
Oui, Sidi Ifni accueille chaque année de nombreux voyageurs. Les précautions sont celles de toute destination touristique : surveillez vos affaires dans la foule, déclinez poliment les faux guides, convenez du prix d'un taxi avant de monter.
Sidi Ifni convient-elle aux familles ?
Oui, Sidi Ifni se visite bien en famille.
Sources
Pour aller plus loin et vérifier ce que nous écrivons.